des Melepenistes ? Est-ce possible?

Lettre à Monsieur Mélenchon,

 

Je m’adresse à VOUS et non à vos mélenchonistes, ni aux droitiers désoeuvrés.

Je serai directe.

Le « ni, ni » n’est pas une barrière républicaine, vous le savez tout autant que chacun. Le système électoral, tel qui est toujours constitué, fait de l’abstention un calcul en faveur de la victoire du "Front National" et donc mécaniquement de son arrivée au pouvoir. L'abstention n'est donc pas égale à la neutralité ou à un retrait.

 Aujourd’hui, on peut rappeler ce qu'est son nom vrai nom, oubliez Marine, c'est le Front National, c'est-à-dire, là où s’arrête la LIBERTE qui se présente. Et, en même temps, le Front républicain a éclaté, il est mort et d’une vilaine mort.

Vous, Monsieur Mélenchon, dont nous avons, semble-t-il, des racines communes méditerranéennes, celle de ces modestes « pieds noirs », horrible appellation que ces petites gens d’Oranie aux grand-parents andalous et au tempérament de feu, surtout quand on défend profondément des causes, ont porté sur leur dos.

 Cette « défaite » ressentie comme telle, par vous, le soir du 23 avril vous a mis dans une impossibilité de prolonger votre morale politique, votre pédagogie bienveillante et courageuse.

A Marseille, quelques branches d’olivier sur vous et votre regard plissé par les rayons du soleil suffisaient à comprendre.

Vos nombreux, très nombreux auditeurs, souvent jeunes, subjugués par vos fulgurances oratoires pour faire jaillir des vérités universelles et nécessaires, ont-ils, compris ce qu’est de se coucher en démocratie et de se réveiller sous une dictature ?  Ils sont là, eux, prêts, en ordre de bataille à nouveau, les anciens, les Bruno Gollnisch - pas si âgé que ça, d’ailleurs, né en 1950 - de nouveaux révisionnistes, dont on n’avait pas encore vu les visages, se sont mêlés à la reine des Selfies, le sourire de Juda avant la crucifixion.  Monsieur Mélenchon, vous n’êtes pas Ponce Pilate.

Votre vote dans l’intimité de l’urne est personnel. Mais vous ne pouvez pas, soudainement, abandonner votre auditoire à leur propre choix ou propre sort…Après avoir repris le symbole de la sagesse et de la philosophie pour conceptualiser votre démarche politique !

On reviendrait donc à une histoire de partis, de législatives, de pouvoir ? On verra ça après, allez !

Avant, reprenez votre branche d’olivier et donnez des signes, si vous ne donnerez pas de consignes. Il y a des mélenchonistes, vos électeurs qui se font insulter outrancièrement par d'autres mélenchonistes, des « mélepenistes », plutôt ! 

Il ne tient qu'à vous d'effacer cette confusion malsaine et de reconstruire le Front Républicain. Ne laissez pas, E Macron, seul face à l’ignominie, comme s’il avait un adversaire loyal, bien trop normalisé face à lui.

Encore un peu de transmission de valeurs auprès des gens, comme vous aimez, allez ! Et, qui dit que vous n’aurez pas un espace politique, intellectuel pour repenser LE politique, penser et mettre en oeuvre une nouvelle République ? Pour cela, il faut un peu de temps, des alliances d'esprit, des axes de gouvernances parallèles ; bref, changer le système actuel, quoi qu'il en soit.

Jean-Luc Mélenchon, allez, c’est terminé, la Rabbia !! Je sens déjà briller à nouveau votre regard.

Agnès ANTONINI (responsable de programmes radio locaux à Lyon et bien d’autres choses plus importantes pour sa petite personne)

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